mercredi 28 août 2013

Lac Titicaca


Arrivée à 4h15 à la station de bus de Puno… Nous sommes immédiatement accueillis par des vendeurs de “ séjours ” aux îles Taquile, Amantani ou Uros. Nous nous installons dans un coin de la station afin de ne pas trop attirer l’attention (15 jeunes québécois…). Heureusement, notre guide responsable de Puno arrive assez rapidement et nous partons avec lui afin de prendre le petit déjeuner dans un hôtel. Nous déposons les bagages en trop et partons avec un léger sac à dos pour les îles flottantes. Après 30 minutes de bateau, nous accostons chez les Uros, une communauté d’environ 2000 habitants qui « vivent » sur les îles flottantes du Lac Titicaca. Les îles flottantes sont construites à l’aide de
totorra, une sorte de foin qui pousse sur les rives du lac Titicaca près de Puno.

Aujourd’hui, les Uros vivent principalement du tourisme et nous en payons les frais lors de notre visite chez eux. Effectivement, la vente d’artisanat très dispendieux se fait pratiquement sous pression par les habitants, autant les enfants que les adultes. Les voyageurs se sentent alors « obligés » d’acheter des choses qu’ils ne désirent pas toujours… Certains se paient une courte excursion de « Mercedez Benz » sur le lac (bateau en totorra fabriqué pour les touristes), et notre bateau à moteur reprend ensuite le cap vers Amantani.

L’arrivée est plutôt difficile, car le vent est très fort. Ça brasse po mal comme qui dirait… Nos parents Amantaniens nous attendent au quai avec un large sourire qui ne s’estompera pas tout au long de notre séjour. La montée à 3 800 mètres d’altitude est ardue, mais un excellent dîner nous attend comme récompense (dont la soupe de quinoa, appréciée de tous). Nous résidions tous dans la même maison, chez un couple ayant 3 enfants. Ici, pas de Wifi (enfin, du vrai dépaysement pour nos voyageurs un peu trop branchés).

Après une courte sieste ou quelques parties de « loup garou », une dizaine d’enfants du village viennent nous rendre visite afin de recevoir des vêtements, jouets ou matériel scolaire que nous leur avions apportés.  Il est difficile de communiquer avec ces jeunes, car ils s’expriment principalement en quechua. Par la suite, nous nous sommes rendus au « centre-ville », qui se nomme ainsi uniquement parce qu’il est au centre de la ville, car c’est minuscule. À notre retour, nous perdons une partie de soccer amicale contre les jeunes de la place et nous devons leur offrir à notre grand regret un désespérant Coka Cola. À cause des forts vents et de la pluie, nous ne pouvons malheureusement pas aller au sommet de l’île Amantani afin de voir le coucher du soleil sur les montagnes de la Bolivie.

Après le souper, nos hôtes nous prêtent les costumes traditionnels afin d’aller au « party » du village. Ce party est en fait constitué de nous uniquement… mais bon, le plaisir est au rendez-vous quand même et tout le monde danse! Après trois « tounes » interprétées par des musiciens de la place, ceux-ci viennent nous demander 5 soles par personne pour la musique, ce qui nous choque et nous pousse vers la sortie. Au retour, le ciel étoilé est fantastique si loin de la civilisation, mais la fatigue nous mène tout droit au lit à 21h00, un exploit pour certains, nous en convenons.

Réveil matinal, encore une fois (6h30). Après un léger déjeuner (des crêpes!!!), nous prenons le cap vers Taquile, à une heure d’Amantani. Le trajet d’une heure en bateau est assez difficile encore une fois, le vent souffle fort et fait tanguer beaucoup l’embarcation. C’est le cœur au bord des lèvres que nous arrivons à Taquile. Nous marchons à notre rythme afin de nous rendre au centre de l’île, où nous pouvons admirer le travail de tricot que les hommes font. Et oui, bien que cette île soit un endroit de « machos », ce sont les hommes qui tricotent…
Leur travail est très minutieux, c’est d’ailleurs grâce au tricot que les hommes peuvent charmer les femmes et demander ensuite la main de celles-ci auprès du papa. Les « Taquiliens » sont très timides envers les étrangers et respectent encore beaucoup leurs coutumes (entre autres le fait que les hommes se saluent en échangeant des feuilles de coka, et non par la traditionnelle poignée de main). C’est par l’entremise de leurs habits qu’ils communiquent leur état civil (si l’homme porte une tuque rouge et blanche, il est célibataire, tandis que s’il porte une tuque rouge, il est malheureusement déjà pris!). Après un bon dîner sur l’île de Taquile, nous reprenons le bateau vers Puno afin de prendre le bus de 16h00 vers Arequipa.
Sur le bateau, le guide nous prévient qu’étant donnée la mauvaise température de la journée d’avant dans les montagnes (vent, pluie, neige?!?!), la route Puno-Arequipa est fermée, car le chemin est glacé et dangereux à certains endroits… Évidemment, il n’y a pas de souffleuse, ou de camion pour jeter du sel ou du sable sur les routes au Pérou... Quelle malchance, mais bon, il faut aller de l’avant. Nous réfléchissons aux options qui s’offrent à nous et il y en a peu : trouver un hôtel à Puno et partir dès que possible, attendre à la station de bus et partir dès que possible. Vers 15h00 le guide reçoit un appel de l’agence et, bonne nouvelle, nous pouvons partir à 16h00!!! Par contre, nous partons dans un autobus beaucoup moins de luxueux que ceux auxquels nous sommes habitués et, surtout, nous avons vécu plusieurs différences culturelles. Durant le trajet, nous avons eu droit au touchant témoignage d’un homme qui avait perdu femme et enfant, et qui vendait des « toutous » pour manger. Ensuite, ce fut le tour d’un vendeur de produits miracles (crème, goutte et même les fameux bonbons au ginseng!!). Au bout d’une heure, nous faisons un arrêt dans la ville de Juliaca, et afin de remplir l’autobus au maximum, le chauffeur roule lentement dans la ville (pendant presque une heure) en criant « Aaaaaaa-requipa » afin de trouver des voyageurs potentiels… Enfin, à l’approche de notre destination, quelques personnes demandent à s’arrêter avant la station et, pour ce faire, ils doivent cogner sur le plancher du 2e étage pour que le chauffeur s’arrête… Nous arrivons finalement à destination vers 22h30, épuisés, où les familles nous attendent à bras ouverts.

El Lago Titikaka par Anthony
« En arrivant au Lac Titicaca, on s’est fait offrir des gants, des tuques et plein de choses artisanales. Nous avons pris un bateau pour nous rendre aux îles flottantes où nous avons rencontré des gens très sympathiques qui nous ont montré leurs petites maisons en paille et qui nous on fait gouter aux bananes du Lac Titicaca : les roseaux. Évidemment, nous ne nous en sommes pas sortis sans nous faire offrir des produits artisanaux tels des recouvres coussins, des petits bateaux en paille, des bracelets et tout plein d’autres choses. Nous avons par la suite fait un tour de bateau en roseau qui était utilisé il y très longtemps. Sur ce bateau, deux petites filles des îles nous ont chanté des chansons en plusieurs langues pour ensuite nous demander de l’argent. Ce petit bateau nous a débarqué sur une autre île où nous pouvions faire étamper notre passeport pour dire que nous étions allés sur les îles flottantes. De cette île, nous avons pris le bateau jusqu’à l’île Amantani. Sur cette île, nous avons été accueillis par des gens très généreux et souriants. En après-midi, nous avons joué un match de soccer contre des Péruviens et nous avons perdu. Vers 19h00, nous avons soupé et ensuite on nous a habillé en vêtements traditionnels pour la fiesta où nous avons dansé sur des musiques traditionnelles du Pérou. Nous avons quitté cette merveilleuse île pour aller voir celle de Taquile. Sur cette île, nous avons appris ce que signifie les habits traditionnels et nous avons pu visiter ce petit bout de terre grâce à un guide très gentil. Nous avons par la suite pu dire au revoir au merveilleux Lac Titicaca. »


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