lundi 19 août 2013

La vie à Arequipa

Maintenant que les Québécois ont été adoptés, que les familles sont présentées, que la maison dans laquelle les voyageurs vivent est explorée et que la rentrée est chose du passé, il est temps de vivre pour quelques jours le quotidien péruvien dans la ville d’Arequipa.



Tout d’abord, il faut savoir que la ville d’Arequipa compte environ un million de Péruviens, faisant d’elle la deuxième ville la plus importante du Pérou. Évidemment, la densité urbaine est beaucoup plus élevée que ce nous vivons au Québec. Cependant, presque aucun édifice compte plus de trois étages compte tenu du fait que cette ville subit de nombreux tremblements de terre (presque un par jour, mais de très légers…). Arequipa est située à plus de 2300 mètres d'altitude dans une vallée entourée de collines et de trois volcans aux sommets enneigés; le Chachani, le PichuPichu et le Misti. D’ailleurs, la ciudad blanca (la ville blanche) charme par ses édifices construits en sillar, en pierres blanches volcaniques. C’est dans ce décor très particulier que vivent les fiers Arequipeños. Nous avons pu constater cette fierté démesurée en entendant jours après jours l’hymne « nationale » d’Arequipa (d’ailleurs, tous les voyageurs seront en mesure de la chanter d’ici peu…), en observant sur chaque toit un drapeau du Pérou et en écoutant les Arequipeños parler avec orgueil de leur histoire et de leurs coutumes. Ils ont même un passeport et des billets de soles Arequipeños (c’est purement symbolique, évidemment).  Une partie du peuple désire tout de même l’indépendance et attend toujours son René Levesque. 

Étant données les nombreuses festivités à Arequipa pour célébrer la fête de la ville, le 15 et le 16 août nous avions congé du Colegio. Le soir du 14, les jeunes étaient invités chez Simon pour une fiesta. Plus tard, ils sont allés admirer de magnifiques feux d’artifices près d’un château. C’est à ce moment qu’un incident malheureux est survenu. Pendant qu’ils étaient sortis admirer le spectacle de lumière, un voleur s’est introduit dans l’autobus laissé sans surveillance par le chauffeur (qui avait normalement le devoir de rester dans son véhicule). Neuf élèves dont six Québécoises se sont fait voler appareils photos, sacoches, portefeuilles, I-phones, argent… Les parents qui étaient présents pour superviser cette sortie étaient catastrophés par cet évènement. Ils ont immédiatement pris la situation en main et se sont rendus au poste de police pour tenter de régler ce problème le plus vite possible. Ils ont tenté de rassurer les voyageurs afin que leur séjour au Pérou reste positif. Certains parents péruviens ont même remboursé les soles volés et des appareils photos ont été achetés aux 4 voyageuses afin qu’elles puissent continuer d’avoir des souvenirs de leur voyage ici… On a affaire à une cuvée de parents péruviens tout à fait exceptionnelle!

Arequipa par Camille Dumaine
« Ici, tous sont de fervents patriotes. Ils ne sont pas Péruviens, ils sont Arequipeños. On peut voir flotter au-dessus de certaines maisons les drapeaux d’Arequipa et du Pérou.
Toutes les maisons, ou presque, ont une « cage à voiture », une allée de garage complètement grillagée, verrouillée à plusieurs endroits, à plusieurs reprises.
Ici, la notion de priorité sur la route est inconnue. Tout le monde klaxonne les autres pour toutes sortes de raisons : une belle fille passe sur le trottoir, klaxon, une voiture recule de son stationnement, klaxon, un transport scolaire attend un jeune au bas de l’immeuble… le chauffeur klaxonne. Pour prévenir les accidents dus à la vitesse, il y a, un peu partout, des bosses à ralentissement.
Dans les familles, le souper se passe tard, parce qu’on dîne en revenant du collège, à 15h30. Généralement, le souper est pris au restaurant ou commandé à la maison. Au Pérou, le petit déjeuner se prend le matin et est, la plupart du temps, composé de pain et de marmelade. Ensuite, à l’école, on mange un petit quelque chose autour de 11h00,  à la première récréation, ou à 13h30, à la deuxième récréation.

En revenant de l’école, on dîne, puis, vers la fin de la soirée, on soupe. »

Le 15, journée de la fête d’Arequipa, les Québécois ont passé du temps avec leur famille. Plusieurs ont eu l’opportunité d’assister à la grande parade ou « corso » qui consiste en fait en un marathon de danse et de musique.

La fiesta Arequipeña par Lory
"Le 15 août c’est la Saint-Jean de Arequipa. C’est un peu comme le Carnaval, mais de 9h00 à 22h00. Bref, c’est une parade sans fin... Toutes les organisations importantes de la ville étaient présentes : collèges, universités, différentes entreprises, partis politiques, etc. Chacun a sa propre manière de se faire remarquer. Le plus souvent, c’était par des danses typiques sur el « curso de Arequipa » (hymne « national »). Sinon, on lance des bracelets, des dépliants, des portes-clés, de la nourriture, tout cela dans des costumes traditionnels très colorés.

À la veille de cette grande fête, notre école avait même préparé une cérémonie en l’honneur de cette date importante. Fanfare, danses, chants étaient présents pour nous faire manquer nos deux derniers cours d’école… Une pré-parade a même eu lieu à  la Plaza de Armas. À 24h00, nous avons tous pu assister à un feu d’artifice à la fois original et peu sécuritaire, car la majeur partie du feu n’était pas dans les airs, mais sur une structure en bois et, lorsqu’un des feux explosait dans le ciel, la circulation et nous-mêmes étions attaqués par des étincelles. C’était un évènement à ne pas manquer et nous avons eu la chance d’être à Arequipa à ce moment de l’année. Merci à nos familles de nous en avoir fait profiter!"




Vendredi le 16 août, visite guidée de notre ville d’accueil.

Après s’être donné rendez-vous à 7h30 au Colegio pour le départ, tout le monde est arrivé à l’heure afin que nous partions à 8h45 (Ah! ces Péruviens…). Après la prière récitée par la maman de Myriam dans l’autobus, nous nous sommes rendus en bordure de la ville afin de contempler les trois volcans qui surplombent la ville d’Arequipa. Un spectacle à couper le souffle! Photos!

Ensuite, nous nous sommes arrêtés dans le quartier Yanahara (le plus vieux quartier d’Arequipa) ou nous pouvions admirer la ville d’un autre belvédère. Il y avait également une église magnifique, réservée aux catholiques purs (malheureusement, comme nous ne voyageons qu’avec de petits démons, aucune photo n’a pu être prise de l’intérieur).
Photo! (mais de l’extérieur de l’église uniquement)


Pour notre troisième arrêt, nous allons à la campagne d’Arequipa. Nous arrêtons au moulin Sabandina, un bâtiment très important pour les Arequipeños. C’est sur ce site enchanteur que nous avons pu approcher des lamas, des alpacas, un « exterminador » (un taureau de plus d’une tonne) et que les moustiques ont pu déguster du sang québécois (particulièrement celui de Catherine). 
Une balade à cheval était prévue à l’horaire, mais comme nos Québécois sont de plus en plus chevere, nous avons manqué de temps (encore…).
Photos!




Vint ensuite le moment de la visite du monastère Santa Catalina, un endroit où les familles riches envoyaient leurs filles afin d’avoir bonne conscience. À l’époque, il s’agissait d’un don à l’Église, car il fallait payer des sommes considérables pour avoir une place dans ce monastère.

Ce magnifique endroit est pratiquement une ville au centre de la ville d’Arequipa.
Photos!





Pour terminer cette journée, nous avons fait une courte visite au Museo Santuarios Andinos où la momie Juanita est exposée en position fœtale (position dans laquelle elle a été retrouvé en 1995), conservée à une température de -20 degrés celsius. Cette momie était en fait une jeune fille Inca de 12-14 ans qui a été sacrifiée par les Incas au sommet du volcan Apu Ampato il y a plus de 500 ans, après avoir quitté la ville de Cusco.
Photos interdites à l’intérieur du musée.
  
C’est la tête remplie de toutes ces images et informations que les jeunes voyageurs retournent dans leur famille afin de se préparer pour notre prochaine excursion, le Canyon Colca.



P.S. D'autres photos sortiront sous peu.

1 commentaire:

  1. Bravo, vraiment, pour ces billets qui sortent de l'ordinaire des récits de voyage, et bravo aux photographes (pour toutes les photos, y compris la photo de l'âne qui est très réussie). Ça fait plaisir de voir que vous "voyagez intelligent" et que vous avez beaucoup de fun! Nos enfants ont bien de la chance et les accompagnateurs méritent bien leur surnom.

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